Fabienne MOTTO
Psychothérapie à Meyzieu
Fabienne MOTTO
Psychothérapie à Meyzieu

"Ce que ma thérapie dans l'Approche Centrée sur la Personne m'a apporté"

Témoignages

Monsieur X a souhaité témoigner afin de partager avec d'autres les effets de son travail thérapeutique. Il m'a demandé mon aide via un travail de relecture et de facilitation de sa mise en mot de ce qui a pu se passer pour lui. Il tient à garder l'anonymat.

Pourquoi j'ai ressenti le besoin de consulter ?

J'étais quelqu'un de très angoissé, revenant sans cesse sur le passé et s'inquiétant en permanence pour l'avenir. Faire des choix était très compliqué pour moi. J'intellectualisais beaucoup. Je n'étais pas bien avec moi-même et j'avais du mal à trouver ma place tant sur le plan personnel que professionnel, sans aucune confiance en moi. J'étais dans une espèce de quête identitaire en roue libre, en aveugle. J'étais très malheureux et je vivais parce qu'il le fallait.

La maladie grave a commencé à frapper à ma porte alors que j'avais 33 ans (1999). Elle a été comme un coup de semonce. Elle m'a terrifié. Elle m'a obligé à faire attention à mon corps, à en prendre soin. Elle m'a obligé également à arrêter le temps en m'ancrant dans l'instant présent. Ceci a été une véritable découverte pour moi source d'apaisement et de sérénité. Un nouveau cancer s'est manifesté en 2006. Le chirurgien m'a incité à consulter un psy. Aux pieds du mur, j'ai commencé à me dire qu'il y avait peut-être des choses qui m'échappaient et que j'avais besoin d'une aide extérieur. J'ai tout d'abord consulté un psychanalyste. Ce premier temps thérapeutique m'a permis d'ouvrir un espace pour parler de moi à quelqu’un d’autre. C’était aussi de l’argent et du temps que j’investissais pour moi, ce qui était très neuf. Au bout de 7 mois, non vraiment convaincu par ce qui se passait dans ce cadre thérapeutique, j’ai souhaité suspendre pour faire le point. En effet, j'ai compris plus tard qu'il me manquait quelque chose dans la relation avec le thérapeute pour pouvoir faire des liens en moi-même. A la recherche d'une approche psychothérapeutique qui m'allait mieux, j'ai décidé ensuite de participer à des groupes thérapeutiques dans l'Approche Centrée sur la Personne (ACP). Ils ont enclenché une succession de micro-transformations intérieures et le besoin de prendre davantage soin de moi. En 2011, un troisième cancer est apparu. Afin d'être soutenu et de mettre des mots sur ce qui se passait en moi, j'ai entamé une nouvelle thérapie en individuel avec cette fois-ci un psychopraticien dans l'ACP. En 2014, récidive...

Le chemin parcouru grâce à l'accompagnement psychothérapeutique

Ma participation aux groupes thérapeutiques dans l'ACP a été pour moi comme une bouffée d’oxygène commençant à m’ouvrir l’accès à mon monde intérieur et à ce que je ressens. Elle m’a permis de faire l’expérience de m’approcher de moi-même et de sentir le bien-être que cela pouvait engendrer. J’ai commencé à être davantage à mon écoute, davantage soignant pour moi. J’ai fait l’expérience que je pouvais être bien avec moi et donc que j’étais aimable. J’ai également pris conscience de la confusion que je pouvais systématiquement faire entre douleur et danger, ce qui m’a permis de commencer à me rapprocher, tout doucement, de parts de moi-même en souffrance.

J’ai aussi fait un travail en profondeur en moi-même dans ma relation aux autres. J’ai commencé à réaliser qui je suis et l’impact de mon histoire sur ma façon d’être en relation. Des prises de conscience importantes ont fonctionné comme un levier ouvrant mes portes défensives intérieures. Je me suis rapproché de mon corps, de mon ressenti, de ce qui se passe en moi à ces niveaux, dans la relation à l’autre, aux autres. Un tournant fondateur a été de faire l’expérience que j’avais en moi des émotions à exprimer que je n’exprimais pas, ni à moi, ni aux autres, car j’avais peur de leur faire du mal.

Plus en contact avec mon corps, avec ce qui se passe en moi, j’ai appris à accueillir mes ressentis et à les mettre en sens. J’ai été plus en mesure d’entendre des mouvements profonds et de rester en contact de façon consciente. De ce fait, quelque chose s’est remis à circuler. J’ai continué à tisser des liens avec mon histoire.

Progressivement, j'ai été en contact avec des zones d'expérience (ce que j'ai ressenti face à certains événements de mon parcours de vie) très douloureuses, qui sont remontées, qui se sont révélées à moi, quand j'ai été prêt à leur faire face. Elles ont pu être accueillies d'une façon qui a été réparatrice psychologiquement et la maladie s'est tu. Cela s'est relié peu à peu, dans mon corps, et en sens, en gagnant en cohérence. C'est comme si ce qui ne pouvait être pensé(pansé) venait se dire par le corps d'une façon qui restait indéchiffrable pour moi tant que je n'étais pas en mesure de l'accueillir et de le supporter.

De la maladie grave à la joie profonde

Grâce au travail thérapeutique réalisé, un travail de reliance s'est engagé au fil du corps et j'ai pu passer de l'incompréhension face à la maladie à la réconciliation avec mon corps, mes ressentis. La vie a pu trouver son passage par toute cette oeuvre de tissage de liens intérieurs, via le thérapeute. Les parties de moi, souffrantes, restées en jachère, ont pu faire l'expérience d'être accueillies, soignées et ainsi réintégrer mon être. J'ai compris en particulier que l'on peut se séparer et aimer. Se séparer n'est pas forcément abandonner l'autre. Comme l'apprentissage d'une légitimité à être, à vivre pour soi.

Ce rapprochement de moi-même via le corps, les ressentis, les émotions, a également ouvert conjointement une reliance spirituelle de plus en plus grande qui contribue à mon équilibre. Cette dernière peut confiner à la joie profonde.


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